Sur le site de la base 217 à Brétigny-sur-Orge  les 11, 12 et 13 septembre ,se tiendra la nouvelle édition de la Fête de l’Humanité. L’ACER sera présente au rendez vous de cette grande Fête populaire, chaleureuse  et militante, afin d’y retrouver les amis et les adhérents, à la fois pour le plaisir mais aussi afin de de reparler de la préparation des prochains rendez-vous  de notre agenda en cette année du 90e anniversaire de la création des BI. La Fête de l’Humanité, c’est aussi l’opportunité de donner une plus grande visibilité à notre association et à nos activités mémorielles.

Le stand de l’ACER sera situé cette année avenue Rosa Luxembourg, non loin  de l’Agora.

Comme à l’accoutumée, le public retrouvera au stand de l’ACER un accueil amical et chaleureux et pourra échanger avec nos adhérents sur l’histoire et sur les enjeux politiques et démocratiques qui se jouent actuellement en Europe  et dans le monde. Les années 30 et la guerre d’Espagne éclairent aujourd’hui encore ce qui se joue dans l’actualité sociale et politique.

Le rayon librairie dans notre stand, comme chaque année, proposera au public de nombreux ouvrages sur la guerre d’Espagne et l’épopée des Brigades internationales ainsi que des témoignages d’anciens brigadistes et résistants. A cet égard, nous  attirons  l’attention du public sur nos dernières publications :

La naissance des Brigades internationales de Pierre Rebière.
En Espagne avec le bataillon Commune de Paris de Marcel Sagnier.
La Quatorzième dans la bataille de l’Ebre de Pierre Landrieux et Aldo Jourdan
Histoire d’une colonie espagnole de Lisette Vincent.
Adieu Mahora 1937-1938 de Georges Dreyfus et de Georgette Gueguen Dreyfus

On trouvera également des tee-shirts aux couleurs de la République espagnole. Cette année, pour le 90e anniversaire de la création des Brigades internationales un nouveau modèle sera proposé au public.

A l’occasion de ce nouveau rendez-vous de l’amitié et de la Fraternité à la Fête de l’Humanité, soyons nombreux à nous y retrouver.

Le Bureau de l’ACER

José FORT avec Guy BEDOS (Montreuil, années 70)

 

C’est avec une très grande émotion que nous avons appris, le premier jour de la nouvelle édition de la Fête de l’Humanité 2025, la disparition de José Fort, Co-Fondateur et Co-Président de notre association l’ACER. Nous sommes profondément affectés et attristés par cette nouvelle. José était l’un des membres fondateurs de notre association, créée en 1996 et avec laquelle, depuis lors, nous poursuivons les activités qui sont les nôtres afin de préserver et de perpétuer la mémoire historique des volontaires engagés dans les Brigades Internationales durant la guerre d’Espagne pour défendre la République espagnole et combattre le fascisme.

Nous nous honorons d’avoir partagé avec lui, fils du brigadiste Gabriel FORT et de son infirmière espagnole, les premiers pas et les premières étapes du développement de notre association. Nous garderons de lui le souvenir d’un ami, d’un grand journaliste et d’un intellectuel militant pour qui la mémoire de l’engagement avait du sens et dont nous pleurons aujourd’hui la disparition.

Nous garderons également de lui le souvenir d’un grand moment, celui de la première réunion de la Coordination internationale en mai 2010, qui lui tenait tant à cœur, organisée par l’ACER à Paris, à laquelle 15 organisations mémorielles des Brigades Internationales d’Europe et des Etats-Unis avaient participé. Une initiative dans laquelle José s’était beaucoup investi.

Avec la poursuite de nos activités, nous lui resterons fidèles

Nous saluons sa mémoire et adressons à Martine, à sa famille et à ses proches nos très sincères condoléances avec toute notre affection.

Le Bureau de l’ACER,

Les Amis des Combattants en Espagne Républicaine

 

Georges Dreyfus et Georgette Gueguen, mari et femme, racontent au travers de leurs lettres insérées dans le journal de campagne de Georges, responsable des activités culturelles de l’hôpital international de Mahora, leur guerre d’Espagne, vue du dedans et du dehors, et le quotidien d’un établissement de réadaptation créé par les Brigades Internationales.

« Tu te demandes dans quelle unité je puis être affecté pour avoir une vie si éloignée de la guerre et des bruits de la fusillade ? je suis secrétaire du Centre de rééducation professionnelle de Mahora qui vient d’être fondé pour les blessés des Brigades Internationales et pour les Espagnols dont la capacité de travail est diminuée et qui, ne pouvant plus travailler dans leur métier, sont obligés d’en apprendre un autre. Nenof, mon commandant, nommé directeur de ce Centre, m’a emmené avec lui. C’est un travail très intéressant comme tu peux l’imaginer car il s’agit de faire d’hommes diminués physiquement, des hommes capables de gagner leur vie et d’être utiles à la société. C’est une éduction matérielle et morale aussi bien que physique. Il s’agit d’apprendre à lire et à écrire à un terrassier qui ne peut plus manier la pioche pour qu’il devienne employé de bureau. Il s’agit d’obtenir un électricien qualifié d’un manoeuvre qui ne peut plus exercer son ancien métier qui exigeait de gros efforts physiques. La solidarité internationale n’abandonne pas ceux qui se sont battus pour la liberté ; elle veut en faire des hommes nouveaux. »

EN SAVOIR PLUS

Dessin : Cédric Hervan

 

LES VOLONTAIRES DE LA LIBERTÉ de la 14e Brigade Internationale

  • Venus de France et de Belgique, ils sont partis combattre en Espagne par solidarité avec la République espagnole et pour écarter la menace fasciste planant sur toute l’Europe.
  • Un tiers n’est jamais revenu.

 

UNE HISTOIRE ENCORE TROP MÉCONNUE

  • Les Brigades Internationales, c’était 40 000 volontaires étrangers, dont 10 000 Français.
  • Ces femmes et hommes venaient de tous horizons (ouvriers, employés, ingénieurs, marins, pilotes, médecins, infirmières, etc.).
  • Après l’Espagne, ils ont souvent poursuivi le combat antifasciste dans la Résistance et pour la Libération de l’Europe.

 

  UN PROJET UNIQUE

Une bande dessinée historique pour transmettre l’engagement des Brigadistes aux générations d’aujourd’hui.

 


 

👉 SOUTENEZ LE PROJET

Donnez – Partagez –Transmettez

en participant au budget participatif lancé par les Amis des Combattants en Espagne Républicaine (acer-aver.com)

🔗 UNE BD POUR L’HISTOIRE – ACER

 


 

 

POURQUOI UNE BANDE DESSINÉE SUR LA 14E BRIGADE INTERNATIONALE ?

Près de 40 000 étrangers, dont un millier de femmes, se sont rendus comme volontaires en Espagne et les 9/10e étaient membres des Brigades internationales. La moitié d’entre eux sont venus de France, qu’ils aient été de nationalité française, immigrés, réfugiés.

Les Brigades internationales étaient sur presque tous les fronts de la Guerre d’Espagne et ont participé aux batailles les plus importantes. Qu’ils aient été soldats, artilleurs, pilotes, ouvriers spécialistes, médecins, infirmières, ingénieurs, un tiers des volontaires ont payé de leur vie leur engagement au côté du peuple espagnol.

Après l’Espagne, beaucoup reprennent le combat dans la Résistance et les armées de la Libération.

 

🔎 UN HERITAGE TROP MECONNU

Aujourd’hui, la mémoire des Brigades internationales est reconnue dans plusieurs pays mais reste discrète en France.

C’est pourquoi l’ACER lance le projet d’une bande dessinée historique : « La 14e Brigade internationale – La Marseillaise (1936-1938) ».

Cette BD veut rendre accessible cette histoire au grand public et transmettre aux jeunes générations la force de leur engagement combattant volontaire contre le fascisme.

 

✨ COMMENT PARTICIPER

  • Contribuez au budget participatif en vue d’une sortie à l’automne 2026 pour le 90e anniversaire de la création des Brigades Internationales
  • Aidez à éditer et diffuser la BD
  • Devenez acteur de la mémoire vivante

 

👉 Ensemble, faisons vivre l’histoire
de la 14e Brigade internationale !

🔗 UNE BD POUR L’HISTOIRE – ACER

 


 

 Un frère, un copain, un camarade nous a quittés jeudi après-midi, victime d’un cancer. Il avait 79 ans.

Nos différents, nos divergences, nos colères, nos engueulades ne peuvent prendre le pas sur notre histoire commune et notre amitié : avec François Asensi, nous avons tous les trois vécu des moments intenses à la direction du Mouvement de la Jeunesse communiste dans les années 1970 : les bouleversements de 1968, la guerre US au Vietnam, l’arrivée de la gauche aux affaires en 1981…

Je me souviens de François et Jean-Claude organisant l’occupation de l’ambassade grecque des colonels fascistes à Paris. Des moments où tous les trois, Jean-Claude, le manouche, François, le fils de républicain espagnol et moi le fils de Brigadiste, nous nous retrouvions à Bagnolet, à Aubervilliers et à Montreuil.

Après nos équipées, Jean-Claude a rejoint le secrétariat de Georges Marchais, avant de diriger la fédération du PCF du Val de Marne puis a été élu député de 1988 à 2007. Membre de la Commission des Affaires étrangères, il a participé à de nombreuses négociations internationales et a sillonné le monde. Ce qui lui a permis notamment de récupérer une partie des archives des Brigades internationales déposées à Moscou pour le compte de l’Association des amis des combattants en Espagne républicaine (ACER) qu’il avait créé avec François Asensi et moi-même.

Après avoir passé le relais de son mandat de député à Pierre Gosnat, l’ancien maire d’Ivry, Jean-Claude s’était investi totalement dans l’action de solidarité avec le peuple palestinien en France et souvent sur place jusqu’à ce que le gouvernement Netanyahu lui interdise l’entrée en Israël.  Il avait mené une campagne victorieuse pour la libération de Salah Hamouri, devenu plus tard l’époux d’Elsa, la fille de Jean Claude.

Ce soir, ses copains sont dans la peine.

José Fort – 20 juin 2024

Le Président de la République vient d’accepter la demande du RN de dissoudre l’Assemblée Nationale et de prendre le  terrible risque d’ouvrir la porte de Matignon à l’extrême droite.

Cette situation oblige toute les forces de gauche à un sursaut historique.

Parmi les électeurs du RN, il y a beaucoup de Français en colère à cause de la politique anti-sociale et anti-démocratique du pouvoir, subissant une aggravation de leurs conditions de vie, alors que le manque d’unité des forces de gauche empêchait toute lueur d’espérance de ce côté. Le leurre de la dédiabolisation du RN soutenue par le Président et trop de médias a pu alors fonctionner à plein.

Notre association mémorielle, qui représente les premiers résistants qui ont combattu le fascisme les armes à la main en Espagne de 1936 à 1938, ne peut rester impassible face à ce risque majeur. Car notre histoire est riche d’enseignements : rappelons que la France a déjà fait la douloureuse expérience de l’extrême droite aux commandes sous le régime de Vichy, mais aussi que face au  risque fasciste de février 1934, ce sont bien les forces populaires unies qui ont imposé Le Front Populaire de 1936, avec un programme fort de rupture sur le plan politique et social.

Il faut réinventer ce mouvement populaire dans la France d’aujourd’hui : celle des centres-ville, des quartiers populaires,  des zones rurales, en leur apportant l’espoir de ne plus avoir peur de l’avenir et  de voir leurs conditions de vie évoluer dans un pays apaisé et solidaire.

Soyez  à la hauteur des responsabilités qui sont les vôtres aujourd’hui, en vous appuyant sur toutes les  forces démocratiques et antifascistes qui existent dans cette France riche de ses diversités citoyennes.

Le Bureau de l’ACER